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Une deuxième vie pour l'ancien site Villeroy & Boch

LUXEMBOURG – L'usine de production de porcelaine Villeroy & Boch vient de céder son ancien site, dans le Rollingergrund, à des investisseurs immobiliers.

L'ancien site de production luxembourgeois de Villeroy & Boch, situé au Rollingergrund, a définitivement fermé ses portes en mars 2012. En décembre dernier, l'entreprise sarroise a cédé le terrain sur lequel se trouvait son usine 1 à des investisseurs immobiliers. La Ville de Luxembourg s’était portée dès 2016 acquéreur de l’usine 2. Le futur projet immobilier - 46 000 m² de surface constructible - portera le nom de «Faïencerie».

Les sociétés ICN Development, Tralux et Besix Red se sont associées pour mettre sur pied un projet commun. Il est prévu d'y implanter un nouveau quartier résidentiel. Le bâtiment historique Le Carré va être transformé en lieu de rencontre, avec des commerces, des restaurants et des cafés. Des espaces bureaux seront également développés sur le site.

La planification du projet doit démarrer début 2020 en concertation avec l'Administration de la ville de Luxembourg. De nouveaux logements pourraient être construits à seulement deux kilomètres du centre-ville de la capitale, entre le quartier Limpertsberg et la zone forestière du Bambësch. Le site, sur lequel se trouvait l'usine de Villeroy & Boch avait été racheté en 2016 par la Ville de Luxembourg.

Source : http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/l-ancien-site-villeroy-boch-consacre-a-l-habitat-20341784

«L’année à venir sera aussi dense que la précédente»

Tram, stade, caserne de pompiers: les nouvelles infrastructures fleuriront en 2020, assurait lundi soir la bourgmestre de Luxembourg-ville, Lydie Polfer, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux de l’administration. Des travaux nécessaires pour une capitale qui continue de croître.

«C’est une grande famille qui se réunit ici, avec laquelle travailler est un plaisir», déclarait lundi soir la bourgmestre de la Ville de Luxembourg,  Lydie Polfer  (DP), lors de la réception de Nouvel An organisée par le collège des bourgmestre et échevins de la ville.

Le Grand Théâtre accueillait à cette occasion tous les membres du personnel de la Ville, dans une ambiance conviviale. Si bien que, lors de son discours, Lydie Polfer peinait parfois à se faire entendre.

Il faut dire que la famille de l’administration s’agrandit chaque année: 4.174 employés cette année, contre 4.072 il y a un an.

3.000 habitants de plus en un an

La conséquence d’une ville «vraiment en chantier», estime Lydie Polfer, une ville qui «évolue énormément, avec plus de 3.000 habitants supplémentaires en une année, et des investissements permanents».

Revenant sur les efforts de 2019 avec, entre autres, la construction de nombreux logements sociaux ou celle d’un centre culturel à Dommeldange, Mme Polfer assure que «l’année à venir sera aussi dense que la précédente».

Et de citer comme exemple la renaturation de la Pétrusse , l’ouverture de nouvelles crèches et écoles, et l’ aboutissement de certains grands projets, comme le nouveau stade , la caserne de pompiers à Gasperich ou, bien sûr, l’ arrivée du tram à la gare centrale .

Les chantiers, un cauchemar!

«La ville est en croissance, il y a de plus en plus d’habitants», reconnait le conseiller communal de l’opposition Tom Krieps (LSAP). «Mais de nombreux commerces, notamment traditionnels, ferment, et les écoles se vident. Cela donne l’impression que la ville fonctionne à retardement.»

En outre, ajoute-t-il, «la question des chantiers est un cauchemar dans la ville», posant des problèmes de subsistance pour les commerçants , mais aussi de mobilité pour tous. «Il faudrait un plan mobilité, pour les piétons, mais qui n’est ni vraiment mis en œuvre ni respecté», déplore-t-il.

Des initiatives attendues

Un constat sur la mobilité que rejoint un autre conseiller communal de l’opposition,  François Benoy  (Déi Gréng), pour qui, après le tram, «la prochaine étape est de sortir de la voiture en favorisant l’utilisation des transports publics et les déplacements à vélo ou à pied.»

Une nécessité, car «il faut avancer sur le climat», ajoute François Benoy. «Or, la majorité actuelle n’a pour le moment rien apporté de nouveau. Le tram ou la progression de la place du vélo sont le résultat de projets lancés avant cette mandature. Nous attendons désormais de réelles initiatives de la part de l’actuelle majorité.»

Source : https://paperjam.lu/article/annee-a-venir-sera-aussi-dense

 

«Fin janvier, début février 2020», le grand public découvrira les quinze concepts urbanistiques sélectionnés parmi les 35 qui ont été présentés pour réaménager l'ensemble du quartier autour du stade Josy Barthel. Le vainqueur sera connu un an plus tard.

Le «Wunnquartier Stade» et ses 1.000 logements est l'un des grands projets de construction à venir de la Ville de Luxembourg. Capitale en proie à des prix immobiliers qui flambent et dont la première priorité est la création de logements, comme l'a rappelé au conseil communal, mardi 17 décembre, l'échevin Serge Wilmes (CSV) qui en a fait son cheval de bataille. 

Assise à ses côtés, Lydie Polfer (DP), bourgmestre de Luxembourg, a annoncé qu'une quinzaine de projets d'urbanistes seront présentés au conseil municipal le 20 janvier 2020. Au total, «nous avons reçu 35 projets. La plupart des bureaux qui ont participé à l'appel d'offres européen viennent du Luxembourg mais aussi de France, d'Espagne et de Slovaquie notamment», raconte Kai Weber, architecte à la Direction de l'architecte de la Ville.

Des esquisses pour commencer

Le lancement officiel du concours d'idées urbanistique date du 18 mai 2019. Les concurrents ayant pour mission de «présenter un concept urbanistique, paysager et de mobilité, en tenant compte de l'existant, comme la rue du Foyer», résume Kai Weber. 

Le périmètre à réinventer englobe les terrains occupés par le stade Josy Barthel, la caserne des pompiers, un terrain de football, le hall omnisports, des courts de tennis, le Service d'hygiène de la Ville et le centre de recyclage, une centrale énergétique, une crèche et les bâtiments des sœurs Franciscaines. Soit 10 hectares dont 83% sont propriété de la Ville.  

Le jury (Ville, ministères de l'Intérieur et du Logement, SNHBM, OAI, experts internationaux, etc.) se réunira les 14 et 15 janvier 2020 pour choisir «un maximum de quinze projets, voire moins», explique Kai Weber. «Fin janvier, début février 2020, ça reste à voir», le grand public découvrira non pas des maquettes finies mais des esquisses sur carton dans la salle de cérémonies du Biergercenter. 

Des esquisses anonymes que les riverains de la route d'Arlon pourront juger et commenter à leur tour pendant deux semaines. Un moment attendu puisque le collectif de citoyens «Biergerinitiativ Areler Strooss» regrettait cet été de ne pas avoir sa place à la table des discussions. Leurs idées seront considérées et transmises aux équipes d'architectes retenues afin qu'elles en tiennent compte dans la seconde phase du concours qui doit démarrer en avril 2020. 

L'équipe lauréate ne sera désignée qu'en février 2021, suite à la seconde phase du concours qui inclut une seconde consultation publique en novembre, l'année prochaine.

Source :

https://www.wort.lu/fr/luxembourg/les-35-visages-imagines-pour-la-route-d-arlon-5dfbbfe7da2cc1784e352697

 

LE PACTE LOGEMENT EN PLEINE CONSTRUCTION

Le ministre du Logement a exposé sa vision sur l'avenir à donner au développement de logements abordables au Luxembourg. Mais la majorité peine à trouver un accord sur les moyens de lutter contre la spéculation immobilière.

Le Pacte logement 2.0, initié par le ministre du Logement Henri Kox (Déi Gréng) a deux objectifs majeurs : la création de logements abordables et la mobilisation des terrains en jachère et des logements vacants. Les communes qui signeront cet engagement seront subventionnées par l'État, à la condition qu'elles construisent effectivement des logements. La nouveauté étant que ces mêmes communes seront désormais assistées d'un consultant mis à disposition par le ministère.

Le ministre Kox a donc intégré dans le nouveau Pacte une règle dite des «10%». Autrement dit: 10% des nouvelles constructions doivent être des logements abordables. De quoi, d'après ses calculs, créer 7.500 appartements à tarif accessible supplémentaires au cours des 15 prochaines années, en plus des 4.000 appartements locatifs publics existants. Pour arriver à cet objectif, le pays devra produire 5.000 appartements par an. 

Entre 2008 et 2017, 830 appartements abordables ont été construits sous la règle des 10%, dont la quasi-totalité ont été construits via des promoteurs privés, a souligné le successeur de Sam Tanson au Logement. La nouvelle loi viserait à garantir que les 10% iront au secteur public et y resteront. 

Mercredi, à la Chambre, au cours du débat sur le deuxième pacte pour le logement, l'opposition a largement approuvé le nouveau pacte présenté. Mais elle a également mis sur la table ses propres propositions. Marc Lies (CSV) a ainsi noté que peu d'améliorations ont été apportées au final à l'ancien Pacte logement 1.0, qui date d'il y a six ans. 

Le document d'alors avait déjà introduit des éléments importants qui n'ont pas été remis en cause, comme la règle des 10% (selon laquelle 10% des appartements des grands projets doivent être abordables, donc 20 ou 30% inférieurs au prix du marché) ou l'introduction de taxes municipales et d'exonérations fiscales pour la vente de terrains à bâtir au secteur public.

L'Intérieur s'en mêle

Hier, le CSV a notamment proposé la création d'une société de promotion du logement social (mylogement). Celle-ci serait chargée de l'achat et de la mobilisation des terrains à bâtir et de la construction et de la gestion des logements. Une requête repoussée par la majorité en place. 

Côté majorité, Max Hahn (DP) a, lui, mis en avant le fait que les municipalités avaient à peine utilisé le droit de premier refus. Le droit de préemption étant l'instrument par excellence pour obtenir un terrain à bâtir, le parlementaire souhaiterait que ce droit de préemption soit maintenu dans la nouvelle version du Pacte logement 2.0. 

Pour lutter contre la spéculation foncière, le DP souhaite s'appuyer sur la réforme à venir de l'impôt foncier. Une taxe spéculative, telle que souhaitée notamment par l'OGBL, ne serait donc pas nécessaire, à en croire le député Max Han. 

D'ailleurs même Yves Cruchten (LSAP), qui avait pourtant réclamé l'introduction de cette taxe sur la spéculation, semble avoir abandonné l'idée. Le socialiste espérant, lui aussi, que la réforme de la taxe foncière réponde à la question de la flambée des prix. 

Baisser la TVA sur les ventes

Porte-parole de l'ADR, Roy Reding a exprimé la volonté de son parti de voir 10% des logements bâtis exclusivement réservés à du locatif. Et d'insister également pour que le gouvernement fasse tout ce qui est en son pouvoir pour permettre aux gens d'avoir accès à leur propre maison.

La députée Reding a en outre exigé que les frais d'inscription à l'achat d'un appartement soient ramenés à zéro et que la TVA sur la vente de logement soit immédiatement réduite à 3% pour l'ensemble des appartements. 

En priorité pour l'Etat

Pour David Wagner (Déi Lénk), le gouvernement doit profiter du Pacte logement pour obliger les municipalités «à mettre en place un registre des logements vacants dans les deux prochaines années et introduire un impôt municipal au plus tard en 2022». Selon lui, les municipalités devaient également être tenues de créer des logements abordables et, pour ce faire, «recevoir les sommes nécessaires».

Enfin, pour mettre un terme à la spéculation, l'État devrait recourir à l'expropriation si nécessaire, a poursuivi David Wagner. En outre, le député de gauche a proposé que les communes vendant des terrains à bâtir les cèdent en priorité au nouveau fonds immobilier de l'État.

Source : https://www.wort.lu/fr/luxembourg/le-pacte-logement-en-pleine-construction-5df0ecb6da2cc1784e351d19

 

LUXEMBOURG : un nouveau temple de la consommation au Kirchberg

Le plateau du Kirchberg s’offre un nouveau temple de la consommation, du nom d’«Infinity Shopping». Situé face à la Philharmonie de Luxembourg, celui-ci a officiellement été inauguré jeudi.

Le nouveau centre commercial est sorti de terre après 30 mois de travaux et vise, d’après les décideurs politiques, à procurer davantage de mixité urbaine dans un quartier d’affaires qui accueille également plusieurs institutions européennes, mais dans lequel les habitants sont bien trop souvent oubliés, ou du moins non-considérés.
Le ministre de la Mobilité et des Travaux publics, François Bausch a d’ailleurs parfaitement expliciter cette situation aux responsables du nouveau centre commercial: «Je vous transmets un grand merci de ma part…Mais pourquoi donc un “merci” de ma part? Tout simplement parce que tous les collaborateurs de tous les ministères qui se trouvent juste en face (dans le bâtiment/tour Alcide de Gasperi) se réjouissent qu’enfin la vie normale et la vie commerciale s’installent à proximité de la place de l’Europe. Et je peux déjà vous dire que vous aurez beaucoup de clients qui fréquenteront vos commerces, car il y a aussi les fonctionnaires européens qui se réjouissent de cette ouverture», a déclaré le ministre. Avant, pour lui, selon ces propres termes, d’évoquer «plus sérieusement», cette ouverture.

«Un déséquilibre total au Kirchberg»

«En tant que ministre de la Mobilité et responsable politique du Fonds d’urbanisation du Kirchberg, ce projet s’inscrit dans la logique de ce que nous voudrions faire du plateau du Kirchberg, dans les prochaines années. C’est-à-dire transformer définitivement un quartier, qui trouve ses origines dans la construction d’une autoroute et de quelques institutions européennes, vers un quartier vivant dans lequel la mixité urbaine sera effective. Car ce n’est pas le cas actuellement ; En effet, aujourd’hui, il existe un déséquilibre total au Kirchberg, entre travailleurs et habitants, et votre projet aide beaucoup à avancer dans cette direction. À l’heure actuelle, au Kirchberg, il y a entre 43 000 et 44 000 travailleurs et entre 6 000 et 7 000 habitants. Mais au cours des prochaines années, ces chiffres seront amenés à évoluer; avec le Fonds du Kirchberg et avec d’autres acteurs privés, qui ont des terrains au Kirchberg, l’objectif est de faire augmenter la population du quartier de 30 000 à 35 000 habitants, et de créer, au bout du compte, au delà de 50 000. De ce fait nous aurons une meilleure mixité pour la vie quotidienne et votre projet nous aide beaucoup en ce sens et c’est pour cette raison qu’il a été conçu de cette façon par le Fonds d’urbanisation du Kirchberg.»

Par ailleurs, situé (donc) face à la philharmonie de Luxembourg, le centre commercial mise sur le concept «Live. Shop. Work» et, par la voix de son PDG, Olivier Bastin, ambitionne d’appliquer un «programme immobilier mixte au design contemporain illustre la ville durable, à savoir un lieu rassemblant toutes les commodités essentielles, permettant d’éviter les trajets superflus. Tous les services qui participent au confort quotidien des usagers du Kirchberg et des environs sont réunis ici, à portée de main.

Une «plus-value» pour le quartier

Pour la bourgmestre de Luxembourg, ce nouveau temple de la consommation constitue indéniablement une «plus-value» pour le quartier du Kirchberg : «Il y avait un manque, ici, au Kirchberg, qui va être comblé. Ce quartier, où il y a plus de 40 000 emplois et donc plus de 40 000 personnes qui se voient tous les jours, aura désormais un nouveau centre commercial, afin de créer une atmosphère de convivialité. Car il faut également créer des endroits où les gens peuvent se retrouver, c’est-à-dire dans les restaurants, par exemple; De plus, ce centre commercial s’avère être un élément complémentaire et naturel à celui de l’habitation, à savoir qu’il s’agit d’un endroit où l’on peut acheter des objets de premières nécessité. En voyant le succès des restaurants d’ici, j’estime que c’était la bonne voie à suivre. De manière générale, ce quartier du Kirchberg doit être développé, aussi en tant que quartier d’habitation ; donc on ne crée pas seulement des commerces et des bureaux, mais on crée surtout des logements. Ce qui est important est de ne pas trop séparer les habitations et les endroits où les gens peuvent se retrouver. Bref, ce nouveau centre commercial est une plue-value pour le quartier.»

Source : http://www.lequotidien.lu/slider/luxembourg-un-nouveau-temple-de-la-consommation-au-kirchberg/

 

Google "toujours intéressé" par une implantation au Luxembourg

Pour la première fois depuis les premières informations sur le projet de construction d'un centre de données au Luxembourg, un responsable de Google a accepté une interview.

Depuis juillet 2017, la rumeur de la construction éventuelle d'un centre de données de Google à Bissen circule au Luxembourg. Rumeur qui s'est transformée en annonce quand le géant américain a confirmé vouloir acheter les terrains, puis en combat politique dans la commune entre les pro et les anti-Google.

Les choses semblent enfin avancer dans ce dossier. L'invitation des habitants de Bissen à une séance d'information, ce jeudi a déjà des allures d'avancée. L'interview exclusive de Fabien Vieau, responsable du développement des centres de données européens de Google, nous permet d'en savoir un peu plus.

"Beaucoup d'études ont été entreprises depuis un an, mais malgré les avancées dans la procédures, nous n'avons pas encore assez d'informations pour prendre une décision", estime-t-il. "Nous sommes toujours très intéressés par une implantation au Luxembourg et nous serions très heureux de pouvoir la réaliser", insiste le responsable.

Deux centres de données pourraient être construits, représentant chacun un investissement de 600 millions d'euros (soit 1,2 milliard en tout), et pouvant créer plusieurs centaines d'emplois. Le bâtiment devrait couvrir 30.000 m2 au sol et monter sur deux étages, pour une hauteur maximale de 25m, soit bien moins qu'annoncé par le ministère de l'Économie.

Selon les dires du responsable que nous avons interviewé, il pourrait être opérationnel en 2023 ou 2024 au plus tard.

Fabien Vieau se montre confiant quant aux questions environnementales que pose cette implantation. "Le système de refroidissement utiliserait en effet une source d'eau et, après des études, une connection à l'Alzette semble la plus appropriée". Il affirme que l'impact en terme de température serait "relativement faible, négligeable, non-mesurable."

Source : https://5minutes.rtl.lu/actu/luxembourg/a/1434165.html

 

Kirchberg : pour un quartier à l’échelle humaine

L’association Quartier Stuff Grünewald réfléchit à des solutions pour favoriser la vie du quartier du Grünewald, dès l’année 2020.

Faire en sorte que le quartier du Grünewald soit pensé à «échelle plus humaine» : c’est ce que souhaiterait l’association Quartier Stuff Grünewald. Lundi, l’association de quartier, créée en 2015 à l’initiative du Fonds Kirchberg, a fait le bilan de l’année 2019 et présenté ses projets pour 2020. Cyrille Horper, son président, en donne les détails.
L’année qui va bientôt s’écouler a été marquée par le projet «Wild Wild Wald», soutenu par l’Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse-Charlotte, qui avait pour objectif de «reconnecter les habitants avec les forêts avoisinantes et les aider à se connaître davantage entre eux», explique Cyrille Horper. «Maintenant que les voisins se connaissent et ont pris conscience du fait qu’il y a beaucoup d’endroits autour où ils peuvent se promener, alors il est temps de passer à d’autres projets. Celui-ci ne sera donc pas reconduit pour l’année 2020», poursuit-il.

Un pont? Un ascenseur?

D’autres projets sont en cours. Par exemple, l’ASBL Quartier Stuff Grünewald se positionne clairement en faveur de la construction d’un pont reliant le Cents à Weimershof-Kirchberg et à Neudorf via un ascenseur. «Nous regrettons que le Kirchberg ne soit pas relié à un quartier comme le Cents, par exemple, alors que nous sommes très proches. Moi, je vois les fenêtres des habitations de ce quartier de ma fenêtre», explique le président de l’association.

Pour lui, la construction de ce pont et de cet ascenseur faciliterait «incontestablement la circulation des habitants de ces quartiers. Ils n’auraient plus à faire un détour en voiture ni à passer par l’autoroute pour aller au travail. Ce serait aussi un moyen de faciliter la circulation douce», dit-il. Attention, précise-t-il toutefois, «ces projets n’ont pas vocation à réduire la circulation des frontaliers qui circulent au Kirchberg en voiture pour aller travailler. Cela n’aurait évidemment pas d’incidence sur cela. Mais pour ceux qui habitent tout près, ce serait un plus.»

Place aux piétons

Toujours dans cette logique d’amélioration de la mobilité, le Fonds Kirchberg a réalisé en début d’année 2019 une analyse sur le trafic automobile au sein du quartier. «Des remarques et des suggestions ont été collectées à cet effet auprès des habitants pour les traiter au sein d’un groupe de travail, dit Cyrille Horper. Malheureusement, nous constatons à ce jour que ces suggestions ne sont pas prises en compte par la Ville de Luxembourg». Quelles suggestions? «Nous estimons par exemple qu’il serait opportun de changer les priorités de certains carrefours pour fluidifier le trafic dans la rue Edward-Steichen», répond-il.

Car ces suggestions ont également un autre but : réadapter le quartier à l’être humain et non à la voiture. Pourquoi? «Parce que le ministère des Travaux publics a travaillé avec le cabinet danois (et mondialement connu) Gehl au sujet de nouvelles formes d’urbanisme sur le plateau du Kirchberg, explique-t-il. Et que notre association a participé, au cours de ces deux dernières années, aux ateliers organisés au sein du Fonds Kirchberg», dit-il. «Nous avons constaté que les villes sont construites autour de routes principales, pour les voitures. Nous voulons rendre nos quartiers plus accessibles aux piétons pour faciliter la vie de quartier, rassurer les parents qui pourront sans inquiétude emmener leurs enfants au parc sans avoir peur qu’ils ne traversent la route et se mettent en danger.»

Les jardins communautaires ont eu soif

Pour l’année 2020, l’ASBL Quartier Stuff Grünewald a également l’intention de réorganiser la gestion des jardins communautaires situés dans le quartier. «Nous souhaitons que l’approvisionnement en eau soit assuré même en cas de canicule», explique Cyrille Horper. «L’an dernier, même si le Fonds Kirchberg a mis gracieusement à disposition un très grand jerrican d’eau, cela n’a malheureusement pas suffi à cause de la chaleur. Nous pensons donc louer les petits lopins de jardin, histoire d’investir l’argent spécifiquement pour l’eau.» Il faudra compter environ 50 euros par jardin. «Il y a entre 20 et 30 jardins sur le terrain près de l’hôpital et dans les rues avoisinantes», dit-il.

Source : https://www.lequotidien.lu/luxembourg/kirchberg-pour-un-quartier-a-lechelle-humaine/

 

Le Luxembourg continue à doper l’immobilier belge

Le dernier baromètre de la Fédération belge du notariat révèle que, pour la première fois, le prix moyen d’une maison en province de Luxembourg a passé la barre des 200.000 euros. Un effet de l’attrait toujours aussi important du Grand-Duché et de son marché immobilier tendu.

L’immobilier se porte à merveille en Belgique, avec un niveau de transactions au plus haut depuis 2007, en augmentation de 6,6% par rapport aux neuf premiers mois de 2018. 

En province de Luxembourg, on constate que ce volume plus important des ventes et des achats n’est que de 2,4%, selon le dernier baromètre trimestriel de la Fédération du notariat. Ce qui n’empêche pas la courbe des prix de toujours pointer vers le haut.

Ainsi, le prix moyen d’une maison est désormais de 202.080 euros. C’est, pour les notaires, la première fois que la barre des 200.000 euros est franchie. Évidemment, des différences importantes sont à noter entre certaines communes du sud et d’autres du nord. Et on est bien loin des prix des quartiers les plus prisés de Luxembourg-ville.

Le prix moyen d’un appartement dans le Luxembourg belge est maintenant de 166.133 euros. Un prix qui a gonflé de 25.000 euros au cours des cinq dernières années. 

Les frontaliers s’installent à Virton, Neufchâteau, Tintigny...

Le responsable de cette inflation, connue depuis des années? Le Luxembourg, évidemment, et ses travailleurs frontaliers toujours plus nombreux. «Je pense en effet que l’augmentation globale des prix des logements est sans doute liée à l’attrait exercé par le Grand-Duché de Luxembourg, qui est tout près», explique le notaire François Catinus à nos confrères de La Meuse Luxembourg. Et de son marché immobilier national tendu, où les prix flambent année après année.

Mais en province de Luxembourg aussi, certaines communes du sud deviennent de moins en moins abordables financièrement. Du coup, les travailleurs belgo-luxembourgeois s’installent plus loin de la frontière. «Auparavant, les travailleurs frontaliers logeaient notamment entre Arlon, Bastogne, Habay et Étalle. Aujourd’hui, ils ont tendance à aller plus loin, vers Tintigny, Virton ou Neufchâteau», constate encore le notaire François Catinus, sur base de son expérience professionnelle. Cela alors que l’engouement pour des localités comme Libramont, qui offrent un accès direct à l’autoroute, est aussi de plus en plus fort.

Les frontaliers ne s’installent plus seulement dans le sud de la province de Luxembourg. Et les promoteurs immobiliers ont bien remarqué cette tendance.  «Les promoteurs ont agrémenté leur offre d’appartements neufs dans la province, puisqu’ils ont compris l’intérêt de ne pas se limiter à la région d’Arlon», conclut le notaire. Et si le marché des appartements a tendance à se développer, comme ailleurs en Wallonie, il reste cependant marginal: plus de 89% des transactions concernent toujours des maisons en province de Luxembourg.

Source : https://paperjam.lu/article/luxembourg-continue-a-doper-im

 

L'octroi des crédits immobiliers sous bonne garde

La course folle vers l'acquisition de logements, toujours plus chers, n'est pas sans risque sur l'économie des ménages et des entreprises. Aussi, les députés viennent-ils d'adopter une loi offrant à la CSSF de nouveaux outils de contrôle.

L’immobilier luxembourgeois se porte bien. Les constructions se multiplient, et les prix du m2 ne cessent de grimper les étages. Dans le même temps, faible taux de crédit oblige, jamais les banques n'ont été aussi portées à octroyer des prêts et les ménages à y souscrire. Mais, depuis fin 2016, le Comité européen du risque systémique avait alerté le Grand-Duché d'un danger potentiel

Pour le député André Bauler (DP), ces risques se résument ainsi : «Il y a un double intérêt à encadrer les pratiques de crédit immobilier : ne pas voir la bulle immobilière exploser, et protéger les consommateurs de pratiques douteuses qui peuvent mettre en péril leur budget et donc leur existence». Mercredi, la Chambre a donc choisi de doter le pays de mesures de contrôle plus affirmées. Et c'est à la CSSF (Commission de surveillance du secteur financier) que reviendra ce rôle de gendarme.

Voilà donc la CSSF regardant désormais de plus près les prêts immobiliers délivrés par les établissements de crédit, entreprises d’assurance et autres professionnels effectuant des opérations de prêt dans le cadre de leur activité d’octroi de crédits à des emprunteurs. Ses experts pourront, notamment,«introduire des nouvelles limites maximales se rapportant au ratio des prêts par rapport à la valeur du bien immobilier ou au revenu annuel disponible».

Il s'agira également pour la Commission de veiller ce que les organismes prêteurs veillent scrupuleusement à ne pas risquer le surendettement de leurs clients. Soit en tenant mieux compte des dettes et revenus actuels, soit en modifiant les échéances de remboursement des crédits afin de ne pas exercer de pression trop forte sur les budgets familiaux.

Selon les derniers chiffres publiés cet été par le ministère de la Famille, le pays comptait en 2018, 450 dossiers de surendettement. Dans plus d'un tiers des cas, cette situation périlleuse concernait des salariés, 12% des pensionnés ou invalides et 8% des chômeurs indemnisés.

Du concret

En travaillant sur le projet de loi, la commission parlementaire concernée a demandé au ministre des Finances, Pierre Gramegna (DP) de lui présenter des cas concrets de dossiers de crédit potentiellement à risques. «Nos avons ainsi eu une vision claire des situations sur lesquelles la CSSF devra réagir», note le président de la commission, André Bauler. 

Les points de friction entre députés venaient alors du ratio établi entre montant du prêt accordé par rapport à un revenu annuel moyen, ou au revenu disponible moyen des ménages résidents (6.285€/mois au Luxembourg, selon les données 2018 du Statec). Ces montants étant parfois bien éloignés de la réalité de nombreux salariés au bas de l'échelle mais désireux d'accéder eux aussi à la propriété.  

 Cet écart, le député d'opposition, Gilles Roth (CSV), n'a pas manqué de le souligner à l'heure de voter la nouvelle loi. «Il est clair que c'est notamment sur les revenus et le patrimoine des emprunteurs que les sociétés de crédit doivent se montrer les plus vigilantes. La CSSF les reprendra à l'ordre si besoin.» 

Source : https://www.wort.lu/fr/luxembourg/l-octroi-des-credits-immobiliers-sous-bonne-garde-5dd51449da2cc1784e35022d

 

Luxembourg : campagne / ville, comment maintenir l’équilibre ?

Les ministres de l’Aménagement du territoire et du Logement participaient ce vendredi à la Journée de la politique urbaine. Ils ont insisté sur plusieurs messages, dont la volonté de préserver la ruralité au Luxembourg, malgré l’énorme défi d’une démographie qui monte en flèche, qui déborde majoritairement sur les frontières et donc… d’une politique de l’aménagement qui échappe en partie à la politique nationale.

Le million d’habitants au Luxembourg ? Il est attendu pour 2060 en scénario médian, mais certainement plus avant, pourquoi pas dès 2040 si le pays continue de créer entre 12 000 et 15 000 emplois par an pour assurer son rythme de croissance. Une table ronde a réuni  différents politiques et acteurs de premier plan (dont l’OAI et le CIPU), ce vendredi, sur le sujet de l’urbanisation du Grand-Duché.

Les deux ministres Claude Turmes (Aménagement) et Kox (Logement) ont pu affirmer certaines grandes lignes importantes qui vont prédominer à l’avenir dans la construction du pays :

• «État et communes : un partenariat entre égaux» : on sait que les relations sont parfois tendues, le premier reprochant aux secondes de traîner les pieds sur les mises à jour de plans d’urbanisations plus ambitieux. La question du logement à vocation sociale est également souvent au centre des frictions, les communes se renvoyant la patate chaude (Esch a, par exemple, beaucoup fait ces dernières années dans ce domaine, regardant inexorablement des communes voisines se gentrifier à son détriment). L’idée de rester des partenaires égaux part d’une bonne intention. Mais on se demande s’il n’y a pas là le risque de laisser prospérer une mentalité NIB (Not in my Backyard, pas dans mon jardin !). Le gouvernement évoque toutefois la nécessité de mise en place de «critères concordants pour tous les partenaires», et cite l’exemple de la création en mai 2019  de la société de développement «Entwécklungsgesellschaft Nordstad», pour l’aménagement de l’agglomération Nordstad.

• Campagne / Villes, «respecter et maintenir l’essence qui leur est propre» : c’est l’une des grandes peurs populaires luxembourgeoises, pas forcément infondée pour certains villages du Sud ou dans le giron de la Ville… que Luxembourg devienne un Singapour (toutes proportions gardées !) à l’Européenne. Le pays comptait en 2018 plus de 30 000 logements de retard. Résultat, le nombre d’actifs frontaliers augmente toujours plus vite que le nombre d’actifs résidents (les causes sont diverses, mais la pénurie de logement en est une de premier plan). Et l’on se dirige vers une situation inédite, où les «extérieurs» pourraient être plus nombreux à faire tourner l’économique du pays que les «insiders», ce qui serait  délicat à assumer, d’un point de vue socio-politique dans la Grande Région (c’est déjà délicat avec 47% d’actifs frontaliers à vrai dire). Les ministres ont donc redit que la politique des «grands projets urbains» se poursuivrait. On pense ici à la future friche Esch-Schifflange, le quartier  NeiSchmelz à Dudelange, probablement un nouveau projet immobilier à la place du stade national, etc. Toutefois, Claude Turmes estime qu’il faut savoir «prendre en considération les spécificités des deux principaux espaces dans notre pays que sont l’urbain et le rural […] et maintenir l’essence qui leur est propre : une ville reste une ville, un village doit rester un village».

Reste que le politique ne peut pas tout. Et si des grands projets urbains sont menés, il faudra probablement traverser quelques villages pour y accéder. Ces mêmes villages qui, aujourd’hui, ne comprennent plus leur transformation en parking à ciel ouvert, suivront le dossier avec attention. C’est typiquement le cas de Belvaux avec Belval par exemple, malgré la place moindre accordée à la voiture (et de façon contrainte) dans le projet de Belval, dès le départ ! Le troisième point nous éclaire un peu plus.

• Objectif «zero-emission, zero-waste et no car » : Claude Turmes a confirmé la volonté de faire de l’éco-urbanisme une norme à l’avenir. Avec ces trois anglicismes lancés comme des incantations vaudous : «zero-emission, zero-waste et no car». Le ministre a précisé sa pensée en estimant qu’il faut «définir les objectifs à atteindre afin de développer un aménagement durable des villes synonyme d’épanouissement privé et professionnel».

• En attendant, les aiguilles tournent : 12 000 nouveaux actifs par an (le plancher de ces dernières années), ça veut dire plus de 30 000 nouvelles personnes à accueillir (0,39 actif pour 1 habitant au Luxembourg). Bref, un nouveau Differdange à construire chaque année ! Impossible. C’est bien pour cela qu’entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019, le pays comptait +9 362 actifs frontaliers pour  +6 209 actifs résidents, donc plus de nouveaux actifs qui vont vivre en dehors des frontières. La politique du logement luxembourgeoise échappe en partie à la politique nationale : pendant que nous construisons un quartier d’un «nouveau Differdange» chaque année, la Wallonie, la Sarre et surtout la Lorraine (près de 70% des nouveaux actifs frontaliers sur les années les plus récentes) se chargent de la construction de la nouvelle commune en question…

Source : https://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/luxembourg-campagne-ville-comment-maintenir-lequilibre/

 

Les paiements à Airbnb vont passer par le Luxembourg

LUXEMBOURG - Airbnb déplace son siège européen de Londres vers le Luxembourg, en raison du Brexit. Tous les paiements effectués dans l'UE passeront par le Grand-Duché.

La plateforme de locations privées américaine Airbnb déplace son établissement de paiement européen de Londres vers le Luxembourg, en raison de la sortie programmée de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. À partir de 2020, les transactions entre locataires et propriétaires effectuées au sein de l'UE passeront par le Luxembourg, a annoncé jeudi Luxembourg for Finance. La filiale luxembourgeoise d'Airbnb a obtenu la licence nécessaire.

Depuis la décision sur le Brexit, 58 fournisseurs de services financiers ont annoncé publiquement le transport de leurs activités de Londres vers le Grand-Duché. Le chiffre réel sera probablement plus élevé, car toutes les entreprises n'ont pas rendu publique leur délocalisation.

 Plus de la moitié des sociétés (30) sont des gestionnaires d'actifs. Mais treize compagnies d'assurances, neuf banques et six prestataires de services de paiement ont également décidé de venir au Luxembourg.

«La décision d'Airbnb de créer un établissement de paiement au Luxembourg renforce encore le rôle du Grand-Duché en tant que plaque tournante importante pour les services de paiement dans l'Union européenne», estime le ministre DP des Finances, Pierre Gramegna. Le pays est devenu un site important pour les services de paiement ces dernières années. Des entreprises comme PayPal, Amazon Payments ou Alipay desservent le marché européen depuis le Luxembourg.

Source : http://www.lessentiel.lu/fr/economie/dossier/ecolux/news/story/les-paiements-a-airbnb-passeront-par-le-luxembourg-28679970

 

Royal-Hamilius, une «opportunité» pour les Galeries Lafayette

Les Galeries Lafayette se sont dévoilées ce jeudi, alors que l’ouverture au public a lieu samedi. Un accent luxembourgeois est mis sur l’aménagement du magasin.

«Nous ne pouvions pas passer à côté de l’opportunité de nous implanter au Luxembourg, car le pays a un fort pouvoir d’achat par habitant, nous pensons donc qu’il y a un potentiel important», a expliqué Nicolas Houzé, directeur général des Galeries Lafayette et du BHV Marais, lors de la visite presse des Galeries Lafayette au Royal-Hamilius jeudi.

Le magasin ouvre officiellement ses portes ce samedi 30 novembre à 10h. Les 6.500 m 2 sur six étages seront le vaisseau amiral du Royal-Hamilius . 190 personnes ont été embauchées, dont 130 par les Galeries Lafayette. Certaines marques emploient en effet directement des salariés pour leurs espaces du magasin.

Une zone de chalandise de 4,5 millions de personnes

«Pour nous, le flagship du Luxembourg est relativement similaire à notre magasin Beaugrenelle à Paris, donc nous visons une fréquentation semblable», ajoute Nicolas Houzé, qui ne souhaite pas dévoiler de chiffre exact. «Ce que nous pouvons dire, c’est que le chiffre d’affaires généré devrait se situer entre 10 et 100 millions d’euros.»

Une fourchette relativement large, mais le directeur général des Galeries Lafayette précise tout de même que «4,5 millions de personnes vont graviter autour de ce projet, comme le Luxembourg est proche de plusieurs frontières. Nous espérons donc un taux de conversion de l’ordre de 20 à 30% sur ces clients potentiels.»

Un concept store Smets

Durant l’année 2019, les Galeries Lafayette ont ouvert six magasins à travers le monde, dont le dernier en date avant Luxembourg-ville est Shanghai. «C’est l’année, depuis notre création il y a 125 ans, où nous avons réalisé le plus d’ouvertures», se félicite Nicolas Houzé.

«Chaque magasin est différent, et nous essayons toujours de nous inspirer du contexte local dans notre décoration.» Si la Fnac propose de son côté des livres en luxembourgeois, les Galeries Lafayette ne proposent pas de produits locaux à proprement parler, mais «nous avons utilisé des matériaux et des couleurs inspirés des carrières et ardoises de Luxembourg».

65 magasins dans le monde

Les Galeries Lafayette Luxembourg se sont également associées à Smets, le concept store «référent» de Luxembourg, pour proposer une sélection de labels de mode de luxe dans un espace de 150m2.

Après une année riche en ouvertures, la prochaine devrait avoir lieu à Milan en 2022, «et nous sommes en recherche active sur la Chine», confie Nicolas Houzé. Le groupe compte aujourd’hui, avec l’ouverture à Luxembourg-ville, 65 magasins en France et à l’international.

Source : https://paperjam.lu/article/royal-hamilius-opportunite-gal

 

Crédit immobilier : l’heure du rachat

Racheter ou renégocier son emprunt immobilier est de plus en plus courant. Les taux d’intérêt toujours plus bas placent l’emprunteur dans une situation favorable.

L’argent n’a jamais été aussi bon marché. Avec des taux d’intérêt extrêmement bas, du fait de la politique monétaire de la Banque centrale européenne qui souhaite par ce levier donner la possibilité aux Européens d’investir et donc de faire fonctionner l’économie, emprunter aujourd’hui coûte moins cher à un particulier qu’il y a cinq ans.

«Actuellement, pour une demande de crédit, qui tourne en moyenne à 570 000 euros pour acquérir un bien au Luxembourg, nous pouvons trouver des banques offrant un taux entre 1,1 % et 1,2 %» affirme Yann Gadea, responsable d’agence pour atHomeFinance. Cette société fait du courtage, elle a traité en 2018 des dossiers pour un volume de crédit de 210 millions d’euros.

Dès lors, une personne ayant contracté un crédit immobilier en 2016 avec un taux d’intérêt proche des 2 % peut se sentir «déçue» par rapport aux taux actuels. Heureusement, il est possible de racheter ou de renégocier son crédit immobilier et même, grâce à une directive européenne, de limiter les éventuelles pénalités en cas de remboursement anticipé. «Le rachat de crédit, en raison du contexte économique actuel, est une pratique de plus en plus répandue. Avec des taux plus bas, un client peut, avec un rachat de crédit, réduire ses mensualités ou raccourcir sa durée de remboursement», explique Markus Stegmann, le directeur commercial crédits de BGL BNP Paribas.

Taux fixe ou taux variable ?

Pour Marc Geib, responsable des prêts aux particuliers chez ING Luxembourg, «un crédit est un contrat entre la banque et le client. Ce contrat prévoit des droits et des obligations. Donc, contractuellement, un client a le droit de rembourser un crédit à taux variable quand il le souhaite et repartir sur un crédit avec du fixe ou du révisable, et ce, sans pénalités. C’est vrai qu’en ce moment, pour les clients qui ont un taux variable, passer sur du fixe, donc une solution plus sécurisée, semble plus attractif du fait des taux bas. Donc, racheter un crédit à taux variable pour passer sur un crédit à taux fixe peut évidemment être intéressant.»

Mais, selon Marc Geib, «tout dépend du projet. Car si le client envisage de revendre le bien en question dans les prochaines années, le taux fixe n’est peut-être pas la bonne solution.»

Traditionnellement, au Luxembourg, le crédit à taux variable avait la préférence des clients, mais avec des taux d’intérêt toujours plus bas, la tendance s’est inversée. «Nous ne pouvons pas prédire l’avenir mais, effectivement, les taux d’intérêt sont aujourd’hui au plus bas, même s’il y a quelques fluctuations. De plus, la probabilité de voir les taux encore baisser est relativement restreinte», souligne Marc Geib pour expliquer le goût de la clientèle pour des crédits immobiliers à taux fixe. Des clients qui ne sont pas rebutés par le désavantage de la formule à taux fixe, qui réside principalement dans le fait qu’un remboursement anticipé engendre des pénalités.

Des pénalités plafonnées

Cependant, en plus des niveaux bas des taux d’intérêt, il faut savoir qu’avec la transposition en décembre 2016 d’une directive européenne dans la législation luxembourgeoise, le montant des pénalités est plafonné à six mois d’intérêts pour tout crédit accordé à partir du 21 mars 2016. La disposition est valable pour les remboursements anticipatifs jusqu’à 450 000 euros, à condition d’avoir habité dans le bien pendant deux ans.

La loi est donc favorable aux détenteurs de crédits immobiliers à taux fixe, donc soumis à une pénalité en cas de rachat de crédit. Le responsable des prêts aux particuliers chez ING Luxembourg nous éclaire : «Contractuellement, la banque ne peut pas refuser un remboursement anticipé, même en taux fixe mais, dans ce cas, le client est conscient de ses obligations et des pénalités.

L’entrée en vigueur de la directive européenne a ajouté une nouvelle donne. Le client doit alors faire le calcul et regarder combien vont lui coûter les pénalités pour rembourser son crédit à taux fixe et voir les avantages – la durée, le montant des intérêts et du remboursement mensuel – qu’il peut obtenir avec un nouveau crédit avec les taux actuels, afin de savoir si c’est intéressant ou non de racheter son crédit immobilier.»

Marc Geib précise : «Ce calcul peut évidemment se faire avec l’aide de son banquier qui, je le rappelle, a aussi un rôle de conseil.» Du côté de la BGL, Markus Stegmann insiste lui aussi sur le fait que «l’objectif de la banque est d’accompagner et de conseiller ses clients».

S’il est impossible de donner la bonne formule pour un crédit immobilier et pour son rachat tant les projets et les besoins sont différents d’un individu à un autre, on peut tout de même souligner qu’il est préférable de racheter ou de renégocier son crédit immobilier durant le premier tiers de sa durée. «Sachant que la part des intérêts au début du contrat du crédit immobilier est plus élevée qu’en fin de contrat, l’intérêt à renégocier le taux du crédit diminue avec le temps», précise Markus Stegmann.

Source : https://www.lequotidien.lu/a-la-une/credit-immobilier-lheure-du-rachat/

 

Prix de vente et loyers de l’immobilier résidentiel au Grand-Duché de Luxembourg.

Prix de vente moyen par mdes appartements selon leur surface entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017.

Les prix de vente des appartements existants sont très fortement influencés par la distance à la capitale, et l’importance de l’accessibilité à Luxembourg-Ville s’est encore accrue ces dernières années. Les prix des appartements existants s’échelonnent ainsi de plus de 6.000 €/mÇ dans la capitale et sa périphérie immédiate, à moins de 3.800 €/mÇ dans certaines communes du nord et de l’ouest du pays. Dans le canton d’Esch-sur-Alzette, qui concentre environ 40% des ventes, les prix moyens communaux fluctuent entre 3.800 et 4.800 €/mÇ. Luxembourg-Ville reste la commune la plus chère pour la vente d’appartements existants (6.928 €/mÇ), et le prix moyen a augmenté d’environ 10,6% dans la capitale entre 2015 et 2016. Les communes de Strassen et Bertrange complètent le podium des communes les plus chères, avec également des hausses des prix moyens proches ou supérieures à 10% au cours de l’année 2016. A l’inverse, les communes de Wiltz, Winseler, Parc Hosingen, Berdorf et Wincrange figurent parmi les moins chères. Toutefois, la hausse de prix moyen a été forte dans ces communes également en 2016. Les prix de vente des appartements en construction (Ventes en Etat Futur d’Achèvement – VEFA) sont reportés TTC, pour un taux de TVA égal à 3% (dans la limite de la faveur fiscale totale de 50.000 €). Les prix de vente communaux varient quasiment du simple au double sur le territoire: plus de 7.000 € dans la capitale et ses communes limitrophes, contre moins de 4.000 €/mÇ dans certaines communes du nord et de l’ouest du pays. Dans le détail, Strassen reste la commune la plus chère pour les ventes d’appartements en construction (8.018 €/mÇ), suivie de Luxembourg-Ville (7.740 €/mÇ). Dans ces deux communes, les prix de vente moyens ont augmenté de 6,8% et 11,0% respectivement en 2016. A l’inverse, les prix de vente moyens les moins élevés sont relevés dans certaines communes du nord et de l’ouest (Clervaux et Esch-sur-Sûre). Cependant, le nombre de ventes d’appartements en construction n’est pas suffisant dans un grand nombre de communes pour afficher un prix moyen. C’est pourquoi plusieurs communes du sud du pays (Pétange, Differdange) figurent parmi les communes les moins chères.

L’indice des prix de vente des logements fourni par le STATEC a augmenté de 6,2% entre le 2e trimestre 2016 et le 2e trimestre 2017, ce qui suggère une accélération de la hausse des prix par rapport aux années précédentes. Dans le détail, cette hausse est particulièrement marquée pour les prix des maisons anciennes (+6,8% sur un an) et ceux des appartements existants (+8,5%). En revanche, elle est davantage similaire à celle des années passées pour les appartements en construction (+3,8%).

Basé sur les annonces immobilières collectées dans la presse quotidienne et spécialisée, le loyer annoncé moyen s’élève à environ 19,91 €/mÇ, soit 1.430 € par mois en moyenne pour un appartement. Toutefois, cette moyenne nationale masque de très fortes disparités communales: le loyer annoncé moyen est supérieur à 23 €/mÇ à Luxembourg-Ville, alors qu’il est inférieur à 13 €/mÇ dans certaines communes du nord et de l’ouest du pays. Luxembourg-Ville, qui concentre à elle seule 44% des annonces de location d’appartements en 2016, reste la commune la plus chère du pays pour la location: 23,74 €/mÇ, avec une hausse égale à 3,8% pour ce prix par mÇ en 2016. Hormis la capitale, seules Strassen, Bertrange, Kopstal et Niederanven présentent des loyers annoncés moyens supérieurs à la moyenne nationale, ce qui indique le poids important de la capitale dans cette moyenne nationale. A l’inverse, le loyer annoncé moyen reste inférieur à 12€/mÇ à Winseler, Waldbillig, Goesdorf, Parc Hosingen et Troisvierges. Il faut souligner qu’il s’agit des loyers proposés à la location pour les nouveaux contrats de bail, et non de l’ensemble des loyers payés par le locataire entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017. Les loyers en cours de bail sont généralement inférieurs aux loyers des nouvelles locations.

Les loyers annoncés des logements ont augmenté moins fortement que les prix de vente au cours de l’année 2016: l’indicateur des loyers annoncés de l’Observatoire de l’Habitat affiche une hausse de 1,6% pour les maisons et de 2,3% pour les appartements entre le 2e trimestre 2016 et le 2e trimestre 2017. Cette hausse des loyers annoncés est relativement similaire à celle observée les années précédentes, mais les évolutions sont beaucoup plus irrégulières que celles des prix de vente.

Source :  https://statistiques.public.lu/fr/publications/autresacteurs/series-ceps/noteobservatoirehabitat/2017/horsserie-2017/index.html

 


Penser à ses vieux jours tout au long de sa vie

Que vous ayez 30, 40, 50 ou 60 ans, il n’est jamais trop tôt (ou trop tard) pour préparer sa retraite. Toutefois, les éléments à mettre en place en priorité varient beaucoup en fonction de l’âge. Pour vous aider à y voir plus clair, nous faisons le point sur les meilleures stratégies pour préparer sa retraite, décennie après décennie.

Tous les spécialistes en conviennent: d’ici moins de 10 ans, il ne devrait, en théorie, plus y avoir suffisamment de fonds pour financer le régime des pensions tel que nous le connaissons aujourd’hui.

«Avec l’augmentation de l’espérance de vie, les cotisations que nous percevons pendant la durée de notre pension sont deux fois plus élevées que ce que nous donnons pendant notre vie active. C’est pourquoi des interrogations apparaissent depuis plusieurs années sur la capacité de l’État luxembourgeois à conserver sur le long terme les retraites légales actuelles», confirme-t-on chez Lalux Assurances.

Sans réforme du système actuel, la pension légale – premier des trois piliers permettant de financer sa retraite – risque donc fort de diminuer. Les assurances groupe et l’épargne personnelle, qui constituent les deux autres piliers de la retraite, deviendront donc les dernières planches de salut pour s’assurer de vieux jours confortables. Fort heureusement, sur ces piliers repose un nombre considérable d’options, qu’il vous faudra activer au bon moment pour maximiser leurs effets. Suivez le guide.

À 30 ans

Adopter les bons réflexes

«À 30 ans, au Luxembourg, il est malheureusement difficile de se lancer dans l’immobilier, annonce d’emblée Etienne Zimmermann, product manager Life au sein de Bâloise Assurances Luxembourg. Pour préparer une future acquisition, l’épargne-logement constitue par contre une bonne option, qui est facilitée par de nombreux incitants fiscaux.»

Cette formule consiste à épargner chaque mois sur un compte dédié afin d’obtenir, au terme du contrat, des conditions avantageuses sur un prêt hypothécaire d’un montant équivalent à la somme qui a été épargnée. Ce système offre plusieurs avantages, à commencer par le fait que le souscripteur est assuré d’obtenir son crédit. En outre, les cotisations versées dans le cadre de ce contrat sont déductibles dans la limite des plafonds fixés par le législateur.

Il y a un principe qui est valable pour tous les profils: plus tôt on commence à préparer sa retraite – d’un point de vue financier –, mieux c’est.

Raiffeisen

Ceux-ci dépendent de l’âge et de la composition du ménage: les personnes âgées entre 18 et 40 ans ont le droit de déduire jusqu’à 1.344 euros par an, ce montant étant multiplié par le nombre de personnes dans le ménage; celles âgées de plus de 40 ans peuvent déduire un maximum de 672 euros, cette somme étant également multipliée en fonction de la composition du ménage.

Même s’il ne s’agit pas de viser un achat immobilier, l’épargne, sous toutes ses formes, est un réflexe à avoir aussi rapidement que possible. En effet, une somme investie chaque mois vous rapportera des intérêts qui, eux-mêmes, généreront des intérêts. Cet effet boule de neige peut donc contribuer à constituer, à terme, un joli complément à votre retraite, et ce même si vous n’épargnez pas de grosses sommes chaque mois.

«Il y a un principe qui est valable pour tous les profils: plus tôt on commence à préparer sa retraite – d’un point de vue financier –, mieux c’est. En effet, le capital que vous aurez à disposition pour votre retraite variera en fonction des sommes que vous pouvez mettre de côté chaque année et, évidemment, de la période pendant laquelle vous constituez cette épargne», explique-t-on chez Raiffeisen.

Bien entendu, l’intérêt de commencer à épargner tôt est nettement moins prononcé ­lorsqu’on concentre ses économies sur un compte épargne. Avec des taux d’intérêt tournant autour des 0,10%, on ne peut en effet pas espérer faire beaucoup fructifier son argent. Les choses sont différentes lorsque les rendements augmentent. Cela dit, dans ce cas, il faut se détourner du compte épargne et aller voir du côté d’autres produits.

Épargne en fonds et épargne-retraite

Parmi ces autres produits, on peut citer le plan d’épargne en fonds, qui est proposé par de nombreuses banques. Ce produit fonctionne de la même façon qu’une épargne classique, si ce n’est que vos mensualités sont placées dans un ou plusieurs fonds d’investissement. Pour mettre en œuvre ce type de plan d’épargne, vous ne devez pas être un expert boursier qui sait quel est le meilleur moment pour investir: votre épargne mensuelle est systématiquement utilisée pour acheter des titres, que les cours soient hauts ou bas.

Sur le long terme, les rendements sont bien plus intéressants que ceux d’un compte épargne et varient en fonction du niveau de risque que vous êtes prêt à prendre. Autre avantage: les mensualités minimales peuvent être tout à fait accessibles.

Le niveau de risque que vous êtes prêt à accepter est un élément très important à prendre en considération quand on choisit un produit d’épargne.

Raiffeisen

Notez toutefois que votre capital n’est pas garanti. «Le niveau de risque que vous êtes prêt à accepter est un élément très important à prendre en considération quand on choisit un produit d’épargne, poursuivent les experts de la Banque Raiffeisen. Certaines formules permettent d’investir dans des fonds dont la valeur varie en fonction de l’évolution des marchés financiers.Ces formules offrent un rendement espéré plus élevé sur le long terme, mais il faut accepter que la valeur de l’investissement puisse diminuer à certains moments. Autre élément important à prendre en compte: les plans d’épargne en fonds ne permettent pas de profiter d’avantages fiscaux.»

Pilier à part entière de la pension au Luxembourg, l’épargne-retraite constitue une autre option particulièrement prisée. Il s’agit d’un contrat comparable à une assurance-­vie, qui offre des rendements variables en fonction des risques que vous êtes prêt à prendre. Différence notable par rapport au compte épargne: la liquidité réduite du produit. Les fonds que vous épargnez sont en effet moins disponibles, puisqu’ils restent bloqués pendant un minimum de 10 ans. En outre, votre contrat ne peut se terminer qu’à partir de votre 60e anniversaire, et jusqu’à votre 75e anniversaire au plus tard.

À l’échéance du contrat, l’épargnant retire entièrement son capital ou l’obtient à travers une rente viagère. Il peut également choisir de retirer seulement une partie de son capital et de recevoir le reste à travers une rente. Depuis 2017, ce type de produit bénéficie d’un incitant fiscal particulièrement intéressant: jusqu’à 3.200 euros peuvent en effet être déduits, quel que soit votre âge.

À côté de cette possibilité de déduction, offerte en vertu de l’article 111 bis de la loi concernant l’impôt sur le revenu, il faut aussi relever que 672 euros par membre du ménage peuvent également être déduits pour d’autres types d’assurance, comme l’assurance-vie.

Etienne Zimmermann,  product manager Life,  Bâloise Assurances Luxembourg

«À côté de cette possibilité de déduction, offerte en vertu de l’article 111 bis de la loi concernant l’impôt sur le revenu, il faut aussi relever que 672 euros par membre du ménage peuvent également être déduits pour d’autres types d’assurance, comme l’assurance-vie. Cette déductibilité, explicitée dans l’article 111 de cette même loi, peut suffire dans certains cas et évite de devoir souscrire d’autres contrats d’assurance», précise Etienne Zimmermann.

Ces formules d’épargne, que les gouvernements des pays européens sont de plus en plus nombreux à favoriser fiscalement, doivent idéalement être initiées dès le début de la vie professionnelle. La différence entre le capital obtenu en commençant son épargne-pension, par exemple, à 25 ans plutôt qu’à 45 ans est en effet très importante.

Acheter son logement

Si l’accès à l’immobilier est pour le moins compliqué au Luxembourg, en raison des prix élevés du logement, il est tout de même possible de l’envisager après quelques années de vie professionnelle. «L’idéal serait d’acquérir son premier bien immobilier aux alentours de 35 ans, indique Etienne Zimmermann. Si l’on contracte un prêt hypothécaire sur 25 ans, on pourra avoir terminé son remboursement vers 60 ans. La baisse de revenus qui intervient à la pension pourra ainsi être compensée par le fait de ne plus payer pour son logement.»

De nos jours, l’achat est toujours un meilleur calcul que la location, puisqu’il constitue une forme d’épargne personnelle, là où la location revient, en définitive, à épargner pour un autre. Toutefois, il faut bien reconnaître qu’au vu des montants à débourser pour se loger au Grand-Duché, le risque, pour un jeune acheteur, est de voir sa capacité d’épargne intégralement phagocytée par le remboursement de son crédit immobilier. Or, il est toujours préférable de diversifier ses canaux d’épargne pour réduire le risque et pouvoir compter sur un capital suffisant à la retraite. Tout est question de choix!

Depuis la nouvelle réforme fiscale entrée en vigueur le 1 er  janvier 2019, les professions libérales et indépendantes peuvent également souscrire à un régime complémentaire de pension agréé.

Lalux Assurances

Enfin, si les carrières sont aujourd’hui plus éclatées qu’il y a quelques années, on ne peut que conseiller aux personnes qui commencent leur vie professionnelle de choisir une entreprise qui propose une assurance groupe. Le principe est simple et attractif: l’employeur verse tous les mois une cotisation à une compagnie d’assurances, en vue de constituer une pension complémentaire pour son employé.

Les cotisations sont imposées à la source, auprès de l’employeur, à hauteur de 20%. Si le travailleur souhaite également contribuer personnellement à cette pension complémentaire, il bénéficie d’une déduction fiscale pour un montant allant jusqu’à 1.200 euros par an.

«Depuis la nouvelle réforme fiscale entrée en vigueur le 1er janvier 2019, les professions libérales et indépendantes peuvent également souscrire à un régime complémentaire de pension agréé, et ainsi bénéficier d’avantages similaires à ceux des salariés affiliés à une assurance pension groupe de type 2e pilier», précise-t-on chez Lalux Assurances.

À 40 ans

L’heure des décisions

À 40 ans, il est possible que l’envie vous prenne de lever le pied dans votre carrière. Vous pouvez en effet éprouver le besoin de consacrer plus de temps à vos enfants ou à un projet personnel. Si cette décision peut être bénéfique au développement personnel, il faut aussi être conscient qu’elle a un impact sur le montant de la retraite. Qui dit temps de travail partiel, dit en effet également salaire partiel et retraite partielle.

La quarantaine révolue pousse certains travailleurs à faire d’autres choix de vie. Cela peut également se traduire par un changement d’employeur. Mais que deviendra, alors, l’assurance groupe dans laquelle votre précédent entrepreneur avait cotisé? En réalité, il vous reviendra de prendre une décision par rapport aux «réserves acquises», c’est-à-dire les cotisations versées jusqu’ici dans le cadre de ce contrat d’assurance.

Alors que le niveau d’endettement lié au logement était, il y a encore quelques années, de 33%, ce chiffre atteint aujourd’hui 40 à 45%.

Etienne Zimmermann,  product manager Life,  Bâloise Assurances Luxembourg

Vous pouvez les laisser entre les mains de l’assureur qui gérait l’assurance groupe de votre ancien employeur, et vous toucherez le montant à l’échéance du contrat. Si votre nouvel employeur propose lui aussi une assurance groupe, il est également possible de transférer le capital constitué précédemment vers l’assurance du nouvel employeur. Enfin, vous pouvez également transférer le montant constitué vers une autre institution de pension, indépendante de votre employeur.

Des bonus sous la bonne forme

Dans le cas où vous restez chez le même employeur et que celui-ci est particulièrement content de vos prestations, il souhaitera peut-être vous récompenser par une augmentation ou un bonus. Ces bonifications en cash étant fortement taxées, il serait bien plus intéressant de plaider auprès de votre employeur pour qu’il verse cette somme dans votre assurance groupe.

Cela dit, cette pratique n’est pas autorisée et se heurte au caractère collectif de l’assurance groupe, qui concerne en réalité tous les employés d’une société ou, à tout le moins, toute une catégorie d’employés.

D’autres solutions existent toutefois pour récolter les fruits de son travail, tout en s’assurant une retraite plus sereine. On peut ici évoquer les plans de participation financière qui permettent à une entreprise d’accorder au salarié des actions de la société ou des stock-options.

Pour les cadres, il existe également la solution des plans de warrants. Ils consistent à octroyer, en guise de bonus, des titres négociables en bourse, rattachés à un droit d’option. Pour y avoir droit, il faut toutefois respecter des conditions assez strictes. Cela dit, le jeu en vaut la chandelle, puisque le taux d’imposition d’un plan de warrants est de 13,5%, pour 43,6% pour un bonus en cash…

Bonne rénunération = bonne retraite

Au Luxembourg, le montant de la pension légale dépend du nombre d’années cotisées – qu’on appelle les majorations forfaitaires – et du montant des revenus cotisables au cours de la carrière – les majorations proportionnelles, qui ne sont autres que le salaire brut.

Ainsi, il y a un lien direct entre votre niveau de salaire et le montant de votre retraite. À 40 ans, il est temps d’y penser et de se demander si son salaire correspond réellement à sa fonction. Dans le cas contraire, il est encore possible d’aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs…

À 50 ans

Le moment d’investir à nouveau

Avec l’augmentation de votre salaire, le départ éventuel de vos enfants du foyer familial, la fin de l’un ou l’autre crédit, il est possible que vous vous retrouviez avec un excédent de liquidités. Dans ce cas, il serait judicieux de veiller à les réinvestir.

Dans cet ordre d’idées, pourquoi ne pas vous tourner vers une deuxième acquisition immobilière? Cet investissement ne sera jamais perdu: il vous protège contre la hausse du coût de la vie, puisque la valeur du bien immobilier va également croître avec le temps. Au-delà de la plus-value que vous pourrez réaliser sur le bien, l’intérêt de la seconde résidence est également de viser un rendement locatif, c’est-à-dire ce que vous rapporte le bâtiment annuellement par rapport à son prix d’achat.

Il ne faut pas sous-estimer les ‘risques de vie’: le coût d’une maison de retraite, par exemple, est non négligeable. Il convient donc de préparer son financement.

Etienne Zimmermann,  product manager Life,  Bâloise Assurances Luxembourg

Pour un immeuble résidentiel, celui-ci se situe aujourd’hui aux alentours des 3%. Les bureaux offrent encore un rendement un peu plus élevé, de l’ordre de 3,5 à 4%. Cela signifie qu’en empruntant à un bon taux – ce qui est tout à fait envisageable, vu les faibles taux actuels –, cet investissement vous coûtera moins cher que ce qu’il vous rapporte. Ainsi, même si vous possédez une somme importante, qui vous suffirait à financer votre achat immobilier, il est conseillé de passer par la case emprunt, qui vous permet de diminuer votre base imposable.

Notez qu’une grande variété de biens sont disponibles sur le marché et peuvent proposer des rendements intéressants: appartement en ville, maison à la campagne, maison de vacances, résidence pour étudiants, bureau, immeuble en colocation ou espace de coworking…

Il est assez intéressant, dans le cadre de l’achat d’un deuxième bien immobilier, de combiner l’aspect investissement avec un aspect pratique. Ainsi, si vous avez plusieurs enfants qui font des études, l’acquisition d’un appartement dans une ville estudiantine peut constituer un achat intelligent.

Utiliser son assurance groupe

«Alors que le niveau d’endettement lié au logement était, il y a encore quelques années, de 33%, ce chiffre atteint aujourd’hui 40 à 45%», souligne Etienne Zimmermann. Ces chiffres indiquent, s’il fallait encore le faire, que l’immobilier a atteint des prix tels qu’ils laissent peu de place à d’autres investissements. Pour financer un second achat immobilier, il faut donc parfois faire preuve d’astuces. L’une d’elles consiste à faire jouer votre assurance groupe. En effet, il est possible d’utiliser une partie du montant cotisé dans votre assurance groupe pour financer l’achat d’un bien immobilier au sein de l’espace économique européen. Pour y parvenir, il s’agit de demander à l’assureur une avance sur une partie du montant cotisé. Des frais seront la plupart du temps appliqués pour cette opération, qui peut également être refusée par l’assureur.

Même si l’issue de cette tentative reste donc incertaine, il est très intéressant de tenter le coup. Posséder deux ou trois biens immobiliers plutôt qu’un seul fait en effet une grosse différence à l’heure de la pension, même si vous serez toujours taxé sur les loyers perçus.

Certaines formules d’épargne-retraite sont déjà conçues pour réduire le risque au fil des années, en diminuant la part d’actions dans le mix de vos investissements. 

Changer sa stratégie d’investissement

À l’aube de la soixantaine, le moment est également peut-être venu de protéger le capital que vous avez réussi à accumuler au cours des années précédentes. Ainsi, si vous avez opté pour des plans d’épargne en fonds menés avec des stratégies offensives, vous pourrez songer à adopter une position plus défensive. Vous éviterez ainsi toute déconvenue, à quelques années à peine de l’échéance du contrat. De nombreuses institutions proposent de modifier votre stratégie de façon simple et sans frais. Notez toutefois que certaines formules d’épargne-retraite sont déjà conçues pour réduire le risque au fil des années, en diminuant la part d’actions dans le mix de vos investissements.

Il est également tout à fait concevable de délaisser certains investissements pour placer votre argent dans des valeurs réputées plus stables, comme les métaux précieux ou les obligations d’État. Dans tous les cas, veillez à garder un portefeuille qui soit le plus diversifié possible, de manière à continuer à limiter les risques.

À 60 ans

L’épargne, ce n’est pas fini

Avec une espérance de vie moyenne de 82 ans, le Luxembourgeois de 60 ans a encore de beaux jours devant lui. C’est la raison pour laquelle, même si l’heure de la pension se rapproche, il ne faut pas se laisser aller. «On parle souvent des risques d’accident de la vie, qui peuvent faire en sorte qu’on n’arrive en fait jamais à la pension, rappelle Etienne Zimmermann. Mais il ne faut pas non plus sous-estimer les ‘risques de vie’: le coût d’une maison de retraite, par exemple, est non négligeable. Il convient donc de préparer son financement.»

Bonne nouvelle: à cet âge de la vie, il est encore assez simple de mettre en place des plans d’épargne, qui, de surcroît, donnent droit à des avantages fiscaux. Ainsi, les formules d’épargne-retraite vous font bénéficier de la déductibilité d’un maximum de 3.200 euros par an jusqu’à 65 ans. À 55 ou 60 ans, vous pouvez donc facilement contracter une nouvelle épargne-retraite, dont vous pourrez récolter les fruits 10 ans plus tard. L’âge limite pour sortir d’un tel contrat est en effet de 75 ans.

Pourquoi ne pas continuer à travailler?

Même si vous êtes pensionné, vous pouvez tout à fait avoir encore envie de travailler, ou le faire pour arrondir vos fins de mois, sans que cela n’ait de conséquence sur le montant de votre pension. Des règles sont cependant à respecter pour les travailleurs qui ont demandé une pension anticipée.

Ainsi, si l’activité complémentaire du pensionné anticipé est non salariée, le revenu qu’il en tire ne doit pas dépasser un tiers du salaire social minimum, sans quoi la pension est retirée.

S’il s’agit d’une activité salariée, son revenu ne doit pas dépasser la moyenne des cinq revenus cotisables les plus élevés de sa carrière professionnelle, au risque de perdre, ici aussi, sa pension. Évidemment, les revenus engrangés par cette activité complémentaire seront également taxés.

Il est également possible de continuer à travailler même lorsque vous avez droit à la pension. Au Luxembourg, la pension légale est fixée à 65 ans, mais il est envisageable de demander une pension anticipée à partir de 57 et 60 ans. En continuant à travailler au-delà de ces âges, vous pourrez augmenter le montant de votre pension légale.

Quel que soit le moment de votre départ à la retraite, pensez à faire votre demande de pension en temps et en heure à la Caisse nationale d’assurance pension.

À l’inverse, partir en retraite anticipée diminue le montant de votre pension. Quel que soit le moment de votre départ à la retraite, pensez à faire votre demande de pension en temps et en heure à la Caisse nationale d’assurance pension. Celle-ci conseille d’introduire sa demande au moins deux mois avant l’ouverture de son droit à la pension, pour éviter tout retard.

On le voit, la moralité de la fable de la cigale et de la fourmi s’applique donc à tous les âges de la vie. Elle est d’autant plus importante à mettre en pratique que le contexte actuel laisse planer des doutes très importants sur les montants de nos futures pensions.

Pour ne pas vous retrouver, à l’image de la cigale de la fable, fort dépourvu quand la bise sera venue, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire! L’une d’elles consiste à faire jouer votre assurance groupe. En effet, il est possible d’utiliser une partie du montant cotisé dans votre assurance groupe pour financer l’achat d’un bien immobilier au sein de l’espace économique européen.

Pour y parvenir, il s’agit de demander à l’assureur une avance sur une partie du montant cotisé. Des frais seront la plupart du temps appliqués pour cette opération, qui peut également être refusée par l’assureur.

Même si l’issue de cette tentative reste donc incertaine, il est très intéressant de tenter le coup. Posséder deux ou trois biens immobiliers plutôt qu’un seul fait en effet une grosse différence à l’heure de la pension, même si vous serez toujours taxé sur les loyers perçus.

Source : https://paperjam.lu/article/penser-a-ses-vieux-jours-tout-