LUXEMBOURG-VILLE

Aujourd'hui, la Ville de Luxembourg est une cité cosmopolite, conviviale et moderne qui possède de nombreux atouts ; un grand nombre de personnes souligne sa singularité et sa modernité et la mettent sur un pied d'égalité avec les autres capitales de l'Europe; c'est somme toute une Ville vivant au rythme de notre époque et ayant préservé toute sa dimension humaine.

La Ville a évidemment été particulièrement honorée quand, en décembre 1994, l'Unesco a inscrit les vestiges de la forteresse et les vieux quartiers sur la liste des monuments inscrits au patrimoine culturel mondial.

Bien évidemment, il convient de relever la vocation européenne de la Ville de Luxembourg. Ce n'est pas sans fierté que les Luxembourgeois abritent la maison natale d'un des pères fondateurs de l'Europe. Né en 1886 de mère luxembourgeoise, Robert Schuman, ministre français des Affaires Étrangères, a en effet reçu son éducation dans les écoles de la Ville.

Territoire

Le territoire de la ville est de 51,73 km², ce qui correspond à environ 2 % du territoire national. La circonférence de la ville est de 52,5 km.

A titre indicatif :

  • 30 % de la surface sont couverts par des constructions,
  • 27,7 % de la surface sont couverts par l'agriculture,
  • 22 % de la surface sont couverts par des bois,
  • 8,7 % de la surface sont couverts par des rues et des places,
  • 1,5 % de la surface est couvert par l'industrie,
  • 0,7 % de la surface est couvert par des cours d'eau.

La ville se situe à 49°36'36" latitude nord et à 6°7'40" longitude est. L'altitude varie entre 232 m (Beggen, rue de Bastogne) et 408 m (plateau de Dommeldange), elle atteint 304 m au centre-ville (place d'Armes).

La température moyenne est de 9,0°C (mesurée au Findel).

Population

Total de la population (au 31.12.2018) : 119.214 habitants

  • Luxembourgeois : 35.055 (29,41 %)
  • Étrangers : 84.159 (70,59 %)

Réseau autoroutier

Six autoroutes offrent un accès direct entre la capitale et nos villes voisines :

  • l'A1 vers Cologne et Francfort,
  • l'A13 vers Strasbourg et Sarrebruck,
  • l'A3 vers Metz, Nancy ou Paris,
  • l'A4 reliant Luxembourg et Esch-sur-Alzette,
  • l'A6 vers Namur, Bruxelles, Liège et Maastricht,
  • l'A7 vers Aix-la-Chapelle.

Quartiers

Beggen, partie de l’ancienne commune d’Eich, est un quartier de la ville depuis la fusion des communes limitrophes avec la Ville de Luxembourg en 1920.

L’origine de Beggen remonte à un petit village très pauvre situé au nord de la forteresse de Luxembourg. Sept foyers y sont mentionnés pour l’année 1611. En 1635, pendant la guerre de trente ans, Beggen compte 10 maisons, dont seulement 5 sont encore habitées en 1657. Le recensement de 1851 compte 150 habitants. La population de Beggen va rapidement s’accroître avec l’industrialisation et le besoin en main-d’œuvre.

. Belair, partie de l’ancienne commune de Hollerich, est un quartier de la ville depuis la fusion des communes limitrophes avec la Ville de Luxembourg en 1920. C’est seulement après le démantèlement de la forteresse en 1867 que le quartier a pu se développer.

En 1887 le quartier, initialement appelé « Neu-Merl », comptait 87 habitants. Dans les années 1920 le couvent des franciscaines et des logements sociaux et ouvriers ont été construits. L’église a été bâtie au cours des années 50 et peu à peu les petites industries ont été évincées. En 1956 le quartier reçut officiellement le nom Belair. Belair est aujourd’hui un quartier résidentiel au coeur de la ville.

. Le Verlorenkost a été marqué pendant des siècles par les ouvrages de fortifications qui s’y trouvaient. En 1807 le quartier a été ébranlé par une explosion de poudre qui a durement touché une large partie de la ville et de ses habitants.

Le développement du quartier de Bonnevoie-Nord est dû à l’accroissement rapide de la population au début du 20e siècle, qui a conduit à la construction de nombreux logements de service et sociaux. En 1925 une nouvelle école primaire a dû être construite dans la rue du Verger et en même temps des terrains de sport ont été aménagés. Le complexe « gendarmerie-police-armée » datant des années 1970 a été agrandi à partir de 2003 en cité policière.

. Bonnevoie-Sud: Le centre du quartier de Bonnevoie se trouve depuis toujours à Bonnevoie-Sud, il a été renouvelé dans les années 1990 d’après un concept urbanistique.

L’origine de Bonnevoie remonte à un monastère de religieuses cisterciennes fondé au 12e siècle et dissous vers la fin du 18e siècle. Le quartier s’est très rapidement développé après le raccordement au réseau du chemin de fer du Grand-Duché et l’ouverture de la première gare en 1859. En 1888 la première église paroissiale put être consacrée, qui fût détruite par des bombardements de la seconde guerre mondiale. Quelques années après la fin de la guerre la construction de l’actuelle église « Marie reine de la paix » débuta. Vis-à-vis se trouve l’école primaire bâtie entre 1902 et 1905.

. Le quartier du Cents longe les deux côtés de la rue de Trèves, qui relie la ville de Luxembourg à Trèves depuis le Moyen Âge. Ce territoire faisait partie de l’ancienne commune de Hamm, qui fusionna avec la ville en 1920. Dans les années 1930 les soeurs Carmélites s’installent dans le quartier, qui à l’époque est encore une zone rurale.

L’urbanisation du quartier a commencé dans les années 60 avec la construction de la Cité Frommes par la société nationale des habitations à bon marché et dure jusqu’à aujourd’hui. L’église du Saint-Esprit a été consacrée en 1980, ce qui en fait la plus récente église du territoire de la ville.

. Mentionné pour la première fois en l’an 1083, le village agricole de Cessange faisait partie le l’ancienne commune de Hollerich. La première école a été mise en service en 1865 et la première église paroissiale construite en 1902/03. Le château d’eau, symbole de Cessange, date des années 1930.

Depuis les années 1950 la population de Cessange augmente sans cesse, ce qui a rendu nécessaire les reconstructions de l’école (1961) et de l’église (1972). Aujourd’hui Cessange est un des quartiers de la ville se développant le plus rapidement.

. Clausen est un faubourg de la ville proche de l’Alzettte peuplé depuis le Moyen Âge. Sur le Plateau Altmünster surplombant l’Alzette se trouvait depuis le 11e siècle l’abbaye bénédictine de Munster, transférée au Grund après 1543.

Peu de temps après, Clausen a été marqué par l’empreinte du comte de Mansfeld, gouverneur de la ville de 1545 à 1604. Les vestiges de son somptueux château et ses jardins sont aujourd’hui protégés par les sites et monuments et intégrés dans un parc. S’y ajoutent les bâtiments de brasseries aujourd’hui désaffectées, dont certains déterminent encore l’image de ce quartier vivant.

. Dommeldange faisait partie à l’origine de l’ancienne commune d’Eich, et comme celle-ci était placée sous le signe de l’industrie sidérurgique. Depuis 1777 la forge Grünewald était la propriété de la famille Collart, qui habitait le château existant encore aujourd’hui. Cette usine a dû cesser sa production au milieu du 19e siècle.

L’inauguration en 1862 de la ligne de chemin de fer Luxembourg-Ettelbrück avec sa Gare de Dommeldange a entraîné la construction de deux hauts-fourneaux des “Forges d’Eich Metz et Cie”. Jusqu’en  1980 l’usine de Dommeldange s’est développée comme atelier de fabrication central pour l’industrie du fer luxembourgeoise. Beaucoup de bâtiments à Dommeldange témoignent encore aujourd’hui de l’héritage industriel de Luxembourg.

. La commune d’Eich, indépendante de 1781 à 1920, était constituée de six sections: Beggen, Dommeldange, Weimerskirch, Neudorf, Eich et jusqu’en 1849 Rollingergrund. Le premier juillet 1920 la commune d’Eich fut intégrée dans la ville de Luxembourg.

Eich est un quartier marqué par son histoire industrielle. En 1845 Auguste Metz fait construire le premier haut-fourneau. On y fabriquait de la fonte brute et des produits en fonte. La fonderie fut fermée en 1966 et l’atelier de construction mis à l’arrêt en 1975. En 1873 un hospice, un orphelinat ainsi qu’une école furent fondés, les prédécesseurs de la fondation Norbert Metz et la clinique d’Eich actuelles. L’institut Emile Metz, crée en 1915 comme site de formation pour l’industrie sidérurgique, est aujourd’hui un lycée technique privé.

. Gare : partie de l’ancienne commune de Hollerich, est un quartier de la ville depuis la fusion des communes limitrophes avec la ville de Luxembourg en 1920. Le quartier c’est très rapidement développé après le raccordement au réseau du chemin de fer du Grand-Duché et l’ouverture de la première gare en 1859. Des hôtels, des petites et de grandes entreprises s’installent à proximité de la gare, tels que la compagnie des grands vins de champagne E. Mercier & Cie et le fabricant de cigarettes Heintz Van Landewyck.

La fin de la forteresse de Luxembourg en 1867 permit l’urbanisation du plateau Bourbon avec notamment la construction de l’avenue de la Liberté. Après le viaduc datant du 19e siècle, le pont Adolphe inauguré en 1903 relie le quartier nouvellement construit avec la ville de Luxembourg. Le bâtiment actuel de la gare a été achevé en 1912.

. Gasperich, partie de l’ancienne commune de Hollerich, est un quartier de la ville depuis la fusion des communes limitrophes avec la Ville de Luxembourg en 1920. Au Moyen Âge Gasperich n’était constitué que d’une ferme. En 1806 le nombre d’habitants avait augmenté à 98 habitants.

Dès 1869 une briqueterie est installée à Gasperich, dont le terrain sera acheté en 1921 par une usine de goudron, produisant de 1925 à 1983. La première école a été construite en 1904, l’église consacrée en 1933. La construction de logements à prix avantageux à fait rapidement augmenter la population.

. Le quartier du Grund est un des plus anciens quartiers de la Ville de Luxembourg. Déjà au 14e siècle un hospice y est mentionné, dont le siège se trouvait dans le bâtiment de l’actuel Musée d’Histoire Naturelle. Ce prédécesseur des hospices civils de la Ville prenait en charge des personnes âgées, malades et aussi des orphelins.

Après la destruction de l’abbaye du plateau Altmünster en 1543, l’abbaye Neumünster fût installée au Grund. Au cours des siècles ses bâtiments ont été utilisés comme prison, aujourd’hui ils hébergent le centre culturel de rencontre.

. L’origine de Hamm remonte au monastère Sainte Catherine fondé au 14e siècle, autour duquel s’est développé un village. Hamm faisait partie de la commune de Sandweiler. La proximité de l’Alzette favorisa la construction de plusieurs moulins.

En 1830 les frères Godchaux fondent une manufacture textile à Schleifmühle. Le développement de leur usine, qui a son apogée employait 800 personnes sur ce seul site fait augmenter la population de Hamm qui en 1874 devient une commune indépendante. Suite au déclin économique, le territoire de Hamm fût rattaché à la Ville de Luxembourg en 1920.

. L’ancienne paroisse de Hollerich est déjà connue au 10e siècle. Depuis le Moyen Âge se trouvaient ici, outre des fermes, des carrières de pierres et fours à chaux qui livraient leurs produits dans la ville et forteresse de Luxembourg proches.

Très tôt de petites industries se sont installées ici. Après le raccordement au réseau du chemin de fer du Grand-Duché et l’ouverture de la première gare en 1859 l’industrie et le commerce du quartier ont prospéré.

La population a doublé en très peu de temps et Hollerich était à la fin du 19e siècle une des communes les plus dynamiques du pays.

En 1920 l’ancienne commune de Hollerich est intégrée dans la Ville de Luxembourg.

. Kirchberg est mentionné pour la première fois dans un document en 1222, et faisait partie de la section de Weimerskirch de l’ancienne commune d’Eich. En 1875 les habitants de Kirchberg ont érigé leur première chapelle et ont ainsi tenu leur serment donné pendant l’épidémie de choléra des années 1840.

Le Kirchberg vivait surtout d’agriculture à l’origine. Son développement urbanistique est étroitement lié au fait que dès 1952 Luxembourg est le lieu de travail de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, le précurseur de l’Union européenne.

En 1961 le Fonds d’urbanisation et d’aménagement du plateau de Kirchberg est créé, qui est toujours responsable aujourd’hui pour le développement du Kirchberg, comme emplacement important d’institutions européennes, économiques, culturelles et sportives mais aussi comme quartier résidentiel attrayant.

. Le Limpertsberg doit son développement au démantèlement de la forteresse de Luxembourg après 1867. Le plateau utilisé principalement par l’agriculture et plus spécialement les rosiéristes s’est transformé dans la première partie du 20e siècle en quartier urbain.

La première école primaire a été ouverte en 1906 et l’église consacrée en 1912. En 1908 le Lycée des Arts et Métiers (aujourd’hui Lycée de Garçons) fût la première école secondaire publique du Limpertsberg. D’autres écoles secondaires ont suivi et ont fait du Limpertsberg le quartier des écoles.

. Merl était un village qui possédait une chapelle au Moyen Âge, dépendant de la paroisse de Hollerich. Jusqu’aux temps modernes Merl était une partie des possessions de l’abbaye bénédictine de Munster et avait par conséquent peu à voir avec la ville de Luxembourg.

Après la suppression de tous les établissements religieux à la fin du 18e siècle, Merl devient une commune autonome avec une paroisse propre. L’église de Merl atteint son extension actuelle par des transformations et agrandissements successifs du 18ème au 20e siècle.

En 1815 Merl perd son indépendance et faisait partie depuis de la commune de Hollerich, qui fusionna avec la Ville de Luxembourg en 1920. Dans les années 20 commençait une intense activité de construction, qui perdure jusqu’à aujourd’hui et qui a fait de Merl, avec le campus scolaire Geesseknäppchen, le conservatoire et le parc un quartier vivant de la ville de Luxembourg.

. Situé sur la route d‘Eich vers le Rollingergrund, le quartier de Mühlenbach doit son développement au ruisseau du même nom, autour duquel de nombreux moulins se sont installés.

Au 13e siècle il s’y trouvait un moulin à farine, au début du 18e siècle les jésuites ont construit un moulin à papier, ou le tout premier papier luxembourgeois a été fabriqué. Dès le 19e siècle des horticulteurs qui vendaient leurs légumes et fleurs sur les marchés de la ville vivaient à Mühlenbach. La petite église St. Fiacre a été construite dans les années 1962 – 1963.

. Neudorf est né à la fin du 18e siècle du déplacement d’habitants expropriés à cause de constructions de la forteresse et au début était seulement constitué de quelques maisons bordant le chemin très fréquenté vers l’est. Une première école est construite en 1845, l’église date de 1901. Un facteur déterminant du développement économique du quartier fut la création de la brasserie Funck-Schamburger en 1864. La Brasserie Henri Funck a brassé de la bière au Neudorf jusqu’en 1982. 

. Le Pfaffenthal est l’un des quartiers de la ville les plus chargés d’histoire.

Ici se trouvaient le premier hôpital et la première maternité de la forteresse de Luxembourg. A proximité immédiate de l’Alzette, c’était un quartier important pour les artisans de la ville. Les tanneurs, qui produisaient le cuir pour la fabrication de gants, si importante pour le Luxembourg, s’étaient établis ici, en aval de la ville. La vie était déterminée par la proximité du fleuve, qui fournissait la force motrice pour les nombreux moulins. Au 17e siècle les soeurs clarisses urbanistes se sont installées dans le bâtiment dans lequel se trouve actuellement l’hospice civil.

. Pulvermühl, partie de l’ancienne commune de Hamm, est un quartier de la ville depuis la fusion des communes limitrophes avec la ville de Luxembourg en 1920.

Pulvermühl est situé à l’intersection du vieux chemin entre Hamm et Luxembourg avec la route de Luxembourg vers Remich. Au 18e siècle déjà s’y trouvait un moulin, qui fût transformé au 19e siècle en filature de coton et plus tard en draperie. Depuis 1948 une société internationale de production de matériel de traction et de levage ainsi qu’un nettoyage à sec étaient installés dans les bâtiments de la fabrique.

. Rollingergrund doit son développement à la faïencerie fondée en 1767 par les frères Boch, qui a produit sur place sous le nom Villeroy & Boch jusqu’en 2010.

L’image du quartier est marquée par le château de Septfontaines et les halls de production avoisinants. Les sept fontaines présentes au centre de la localité ont été pendant des décennies la source de revenus de nombreuses blanchisseuses vivant dans le quartier. Initialement une partie de la commune d’Eich, Rollingergrund  est devenu une commune indépendante par la loi du 8. Mai 1849. La création d’une propre paroisse de Septfontaines avait précédé en 1843Depuis 1920 Rollingergrund est un quartier de la Ville de Luxembourg.

. Ville Haute : En l’an 963 le compte Sigefroid a acquis le promontoire rocheux qui est appelé Bock depuis le Moyen Âge et va s’y établir.

Un petit fort, « Lucilinburhuc » s’y trouvait déjà, qui est à l’origine du nom Luxembourg. Rapidement une petite agglomération s’est établie à l’ouest du rocher du Bock, qui a reçu le droit de cité de la comtesse Ermesinde en 1244. Lorsque le compte Jean l’Aveugle part à Prague pour y devenir roi, le château est délaissé. Au 14e siècle la première enceinte incluant également le Grund a été construite. Des conflits et confrontations armées entre les grandes puissances ont mené à des extensions successives de la forteresse.

. Situé à proximité immédiate de l’Alzette, Weimerskirch est le quartier de la ville dont les traces historiques remontent le plus loin dans le temps.

Il s’est développé à partir d’un domaine franconien et déjà au 10e siècle l’église St. Martin était le centre paroissial pour tout le territoire actuel de la ville. A cause du développement de la ville de Luxembourg, Weimerskirch a perdu en importance et faisait partie depuis la fin du 18e siècle de l’ancienne commune d’Eich. Weimerskich est situé sur l’ancienne route vers Echternach et Diekirch. Ses habitants vivaient du commerce et de l’agriculture.

Casemates du Bock :

En 963, le Comte Sigefroi construisit sur le rocher du Bock un château fort, berceau de la ville. Au cours des siècles, de formidables enceintes furent érigées à l'ouest, ce qui n'empêcha cependant pas les Bourguignons de prendre la ville en 1443. Après cette date, le Luxembourg tomba aux mains de princes étrangers pour la durée d'environ 4 siècles. Les meilleurs ingénieurs des nouveaux maîtres (Bourguignons, Espagnols, Français, Autrichiens, Confédération Germanique) finirent par faire de la ville l'une des places fortes du monde, la "Gibraltar du Nord". La défense était assurée par 3 ceintures fortifiées comptant 24 forts et 16 autres puissants ouvrages et un extraordinaire réseau souterrain de 23 km de casemates, pouvant abriter non seulement des milliers de soldats avec leur équipement et des chevaux, mais aussi des ateliers, cuisines, boulangeries, abattoirs, etc. En 1867, la forteresse fut évacuée et dut être démantelée à la suite de la neutralisation du Luxembourg. Le démantèlement dura 16 ans. La superstructure du Bock, un ouvrage très important, fut rasée en 1875. Il était cependant impossible de faire sauter les Casemates sans détruire une partie de la ville.

Appartenant au Patrimoine du Luxembourg, les premières casemates furent construites en 1644, sous la domination des Espagnols. L'agrandissement des galeries souterraines longues de 23 km eut lieu 40 ans plus tard, sous la direction de l'ingénieur militaire et bâtisseur des fortifications Vauban, puis au XVIIIe siècle sous celle des Autrichiens. Le système de défense s'étendait sur plusieurs étages et comportait des galeries creusées jusqu'à 40 m de profondeur. En raison de ces bastions impressionnants, la ville de Luxembourg fut nommée à juste titre le “Gibraltar du Nord”.

Après le démantèlement en 1867, les casemates furent réduites à 17 km. Depuis 1933, les casemates du Bock et de la Pétrusse sont ouvertes au public. Les bastions ainsi que la vieille ville, qui ne présente pas moins d'intérêt historique, jouissent d'une renommée mondiale. En 1994, l'UNESCO les inscrivait sur la liste du Patrimoine mondial.    

Source : https://www.vdl.lu/fr/la-ville/en-bref/les-24-quartiers-de-la-ville

https://www.luxembourg-city.com/fr/adresse/fortifications/casemates-du-bock